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Hedera helix L.

1. NOM
   1.1 Nom scientifique
   1.2 Famille
   1.3 Noms communs et synonymes
2. RESUME
   2.1 Principaux risques et organes cibles
   2.2 Résumé des signes cliniques
   2.3 Diagnostic
   2.4 Premiers gestes et principes de traitement
   2.5 Parties toxiques
   2.6 Toxines principales
3. CARACTERISTIQUES
   3.1 Description de la plante
      3.1.1 Caractéristiques essentielles permettant l'identification
      3.1.2 Habitat
      3.1.3 Aire de répartition géographique
   3.2 Parties toxiques de la plante
   3.3 Toxine(s)
      3.3.1 Nom(s)
      3.3.2 Description, structure chimique, stabilité
      3.3.3 Autres caractéristiques physico-chimiques
   3.4 Autres constituants chimiques de la plante
4. UTILISATIONS/CIRCONSTANCES DE L'INTOXICATION
   4.1 Utilisations
      4.1.1 Utilisations
      4.1.2 Description
   4.2 Facteurs de risque de l'intoxication
   4.3 Zones géographiques à risque
5. VOIES D'EXPOSITION
   5.1 Voie orale
   5.2 Inhalation
   5.3 Contact cutané
   5.4 Contact oculaire
   5.5 Voie parentérale
   5.6 Autres
6. TOXICOCINETIQUE
   6.1 Absorption
   6.2 Distribution
   6.3 Demi-vie biologique
   6.4 Métabolisme
   6.5 Elimination
7. TOXICOLOGIE
   7.1 Mode d'action
   7.2 Toxicité
      7.2.1 Données chez l'homme
         7.2.1.1 Adulte
         7.2.1.2 Enfant
      7.2.2 Données chez l'animal
      7.2.3 Données in vitro
   7.3 Carcinogénicité
   7.4 Tératogénicité
   7.5 Mutagénicité
   7.6 Interactions
8. ANALYSES TOXICOLOGIQUES ET EXAMENS BIOCHIMIQUES
   8.1 Echantillonnage
      8.1.1 Prélèvement de spécimens et d'échantillons
         8.1.1.1 Analyses toxicologiques
         8.1.1.2 Analyses biomedicales
         8.1.1.3 Analyse des gaz du sang artériel
         8.1.1.4 Analyses hématologiques
         8.1.1.5 Autres analyses (non spécifiées)
      8.1.2 Stockage des spécimens et échantillons de laboratoire
         8.1.2.1 Analyses toxicologiques
         8.1.2.2 Analyses biomedicales
         8.1.2.3 Analyse des gaz du sang artériel
         8.1.2.4 Analyses hématologiques
         8.1.2.5 Autres analyses (non spécifiées)
      8.1.3 Transport des spécimens et échantillons de laboratoire
         8.1.3.1 Analyses toxicologiques
         8.1.3.2 Analyses biomédicales
         8.1.3.3 Analyse des gaz du sang artériel
         8.1.3.4 Analyses hématologiques
         8.1.3.5 Autres analyses (non spécifiées)
   8.2 Analyses toxicologiques et interprétation
      8.2.1 Tests sur le(s) élément(s) toxiques des échantillons
         8.2.1.1 Test(s) qualitatif(s) simple(s)
         8.2.1.2 Test(s) qualitatif(s) de confirmation
         8.2.1.3 Méthode(s) quantitative(s) simple(s)
         8.2.1.4 Méthode(s) quantitative(s) de confirmation
      8.2.2 Test(s) sur les spécimens biologiques
         8.2.2.1 Test(s) qualitatif(s) simple(s)
         8.2.2.2 Test(s) qualitatif(s) de confirmation
         8.2.2.3 Méthode(s) quantitative(s) simple(s)
         8.2.2.4 Méthode(s) quantitative(s) de confirmation
         8.2.2.5 Autre(s) méthode(s) spécifique(s)
      8.2.3 Interprétation des analyses toxicologiques
   8.3 Examens biomédicaux et interprétation
      8.3.1 Analyse biochimique
         8.3.1.1 Sang, plasma ou sérum
         8.3.1.2 Urine
         8.3.1.3 Autres liquides
      8.3.2 Analyse des gaz du sang artériel
      8.3.3 Analyses hématologiques
      8.3.4 Interprétation des examens biochimiques
   8.4 Autres examens biochimiques (diagnostiques) et interprétation
   8.5 Interprétation globale de l'ensemble des analyses et examens toxicologiques
   8.6 Références
9. SIGNES CLINIQUES
   9.1 Intoxication aiguë
      9.1.1 Ingestion
      9.1.2 Inhalation:
      9.1.3 Contact cutané
      9.1.4 Contact oculaire
      9.1.5 Voie parentérale
      9.1.6 Autre
   9.2 Intoxication chronique
      9.2.1 Ingestion
      9.2.2 Inhalation
      9.2.3 Contact cutané
      9.2.4 Contact oculaire
      9.2.5 Voie parentérale
      9.2.6 Autre
   9.3 Evolution, pronostic, cause du décès
   9.4 Description analytique des signes cliniques
      9.4.1 Cardiovasculaires
      9.4.2 Respiratoires
      9.4.3 Neurologiques
         9.4.3.1 Central Nervous System (CNS)
         9.4.3.2 Système nerveux péripherique
         9.4.3.3 Système nerveux autonome
         9.4.3.4 Muscles lisses et muscles squelettiques
      9.4.4 Gastrointestinaux
      9.4.5 Hépatiques
      9.4.6 Urinaires
      9.4.7 Système endocrinien et de la reproduction
      9.4.8 Dermatologiques
      9.4.9 Yeux et sphère ORL
      9.4.10 Hématologiques
      9.4.11 Immunologiques
      9.4.12 Métaboliques
         9.4.12.1 Troubles de l'équilibre acido basique
         9.4.12.2 Troubles de l'équilibre hydro-électrolytique
         9.4.12.3 Autres
      9.4.13 Réactions allergiques
      9.4.14 Autres signes cliniques
      9.4.15 Risques particuliers
   9.5 Autres
10. TRAITEMENT
   10.1 Principes généraux
   10.2 Maintien des fonctions vitales et traitement symptomatique
   10.3 Décontamination
   10.4 Epuration
   10.5 Traitement antidotique
      10.5.1 Adulte
      10.5.2 Enfant
   10.6 Discussion des modalités thérapeutiques
11. ILLUSTRATION PAR DES CAS CLINIQUES
   11.1 Cas de la littérature
12. INFORMATION COMPLEMENTAIRE
   12.1 Mesures préventives spécifiques
   12.2 Autres
13. REFERENCES
14. AUTEURS, LECTEURS, DATES, ADRESSES



    HEDERA HELIX

    International Programme on Chemical Safety
    Poisons Information Monograph 258
    Plant

    1.  NOM

        1.1  Nom scientifique

             Hedera helix L.

        1.2  Famille

             Araliacées

        1.3  Noms communs et synonymes

             Lierre; herbe de St Jean; Bourreau des arbres
             Ivy (anglais); Efeu (allemand)

    2.  RESUME

        2.1  Principaux risques et organes cibles

             L'ingestion de lierre ou de baies de lierre se résume à
             une atteinte irritative digestive locale.
             La peau peut, en contact avec le lierre, présenter des
             lésions irritatives ou allergiques.

        2.2  Résumé des signes cliniques

             L'ingestion de lierre entraine une sensation de brûlure
             au niveau de la bouche, une hypersalivation, des nausées, des
             vomissements, des douleurs abdominales et une diarrhée.
             Le contact cutané peut induire une dermatite de contact avec
             un prurit ou une sensation de brûlure, et des lésions
             érythémateuses, maculaires, papuleuses ou bulleuses.
             Une sensibilisation peut également survenir et induire une
             allergie au lierre.

        2.3  Diagnostic

             Le diagnostic est avant tout clinique et fondé sur la
             survenue de brûlures digestives, de nausées et de
             vomissements après ingestion accidentelle ou volontaire de
             feuilles ou de fruits de Lierre.
             L'apparition d'une dermatite irritative chez un sujet ayant
             eu un contact potentiel doit faire évoquer la responsabilité
             de cette plante.

        2.4  Premiers gestes et principes de traitement

             En cas d'ingestion d'une quantité importante de baies ou
             de feuilles (plus de 3 baies chez le jeune enfant, plus de 10
             baies chez l'adulte), une décontamination digestive sera
             envisagée avant l'apparition du syndrome digestif.
             En cas de vomissements liés à l'intoxication, respecter
             ceux-ci jusqu'à l'évacuation gastrique des baies.
             Une surveillance de quelques heures est utile pour dépister
             l'apparition de troubles hydroélectrolytiques en relation
             avec le syndrome digestif.
             En cas de contact cutané une décontamination avec de l'eau
             doit être entreprise dès que possible. Une corticothérapie
             locale, associée ou non à des anti-histaminiques, peut être
             ensuite discutée.

        2.5  Parties toxiques

             Toutes les parties de la plante sont toxiques.

        2.6  Toxines principales

             La plante contient des saponines, dont l'hédéragénine, des
             triterpénoïdes, et des composés linéaires polyacétyléniques
             tels que le falcarinol et le didéhydrofalcarinol.

    3.  CARACTERISTIQUES

        3.1  Description de la plante

             3.1.1  Caractéristiques essentielles permettant
                    l'identification

                    Feuilles: alternes, pétiolées, coriaces,
                    luisantes et persistantes
                    Fleurs: jaune-verdâtres, en ombrelles terminales
                    globuleuses, à rayons nombreux, pubescents-
                    blanchâtres; elles possèdent un calice à 5 étamines, 5
                    sépales, 5 petites dents, 5 pétales lancéolés,
                    pubescents et réfléchis.
                    Fruit: ce sont des baies globuleuses noires ou
                    jaunes, cerclées vers le sommet par le limbe du
                    calice, avec 2 à 5 noyaux distincts.
                    Floraison: En automne avec apparition des fruits au
                    printemps.
    
                    Autre especes relatives:
                    Hedera canariensis willd.
                    Hedera hibernica (Kirchner)
                    (Mc Allister & Rutherford, 1990)
                    Certains botanistes considérent H. canariensis comme
                    une sous-espèce de H. helix (Massmanian, 1988).

             3.1.2  Habitat

                    Le lierre est une plante grimpante ornementale.
                    Elle est retrouvée à l'état sauvage mais peut être
                    cultivée, et on la rencontre dans les forêts, le long
                    des murs et des rochers, et dans les maisons.

             3.1.3  Aire de répartition géographique

                    Très répandue dans le monde: on la trouve en
                    Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique, aux
                    Canaries, à Madère et aux Açores.
                    (Carrière, 1890; Hibberd, 1893; Tobler, 1912;
                    Lammermayr, 1930; Lawrence & Schulze, 1942; Dimitri &
                    Milano, 1952; Sokolov, 1960; Eichler, 1965; Graham,
                    1966; Browicz, 1986; Mc Allister & Rutherford, 1990;
                    Fearnley-Whittingstall, 1992).

        3.2  Parties toxiques de la plante

             Toutes les parties de la plante sont toxiques, surtout
             les baies et les feuilles.

        3.3  Toxine(s)

             3.3.1  Nom(s)

                    La plante contient des saponines dont
                    l'hédéragénine, certains triterpénoïdes (Elias, 1991),
                    et des composés linéaires polyacétyléniques tels que
                    le falcarinol et le didéhydrofalcarinol. Ces deux
                    derniers composants sont considérés comme étant à
                    l'origine de la sensibilisation au lierre (Hausen et
                    al, 1987).

             3.3.2  Description, structure chimique, stabilité

                    La fraction allergénique du lierre consiste en
                    un mélange de 5 composants dont le falcarinol
                    (heptadéca-1,9-diène-4,6-diyne-3-01) et le
                    didéhydrofalcarinol (heptadéca-1,9,11,16-tétraène-4,6-
                    diyne-3-01) sont les plus sensibilisants.
    
                    Ces deux constituants sont présents tout au long de
                    l'année dans la plante. Le rapport
                    didéhydrofalcarinol/falcarinol dans la fraction
                    allergisante varie de 10/1 à 2/1 selon la saison, ce
                    qui laisse à penser que le falcarinol est le composant
                    le plus actif en matière d'allergie (Hausen et al,
                    1987).

             3.3.3  Autres caractéristiques physico-chimiques

                    Pas de données.

        3.4  Autres constituants chimiques de la plante

             Dans les feuilles ont été mis en évidence divers
             composés polyphénoléniques (Fritzsch, 1983):
    
             Flavonoïdes: rutoside, nicotifloroside,
             Acide caféique
             Acide chlorogénique.
    
             Dans le bois de lierre:
             Une gomme résine,
             Des traces d'une cétone polyacétylénique,
             Un dérivé oxydé du falcarinol, le falcarinone:
             Le falcarinone est de même retrouvé dans d'autres familles de
             plantes dont les Apiacées (Ombellifères) et les Araliacées
             (Fatsia japonica, Polyscias fructicosa, Schefflera
             arboricola, Schefflera actinophylla, Schefflera
             venulosa).
             (Hausen et al, 1987).
             L'on peut donc supposer que les plantes contenant ce
             précurseur du falcarinol peuvent être à l'origine de lésions
             irritatives et/ou de manifestations allergiques identiques à
             celles observées avec Hedera helix L.

    4.  UTILISATIONS/CIRCONSTANCES DE L'INTOXICATION

        4.1  Utilisations

             4.1.1  Utilisations

             4.1.2  Description

                    Plante d'ornement:
                    Hedera helix L. est le plus souvent utilisé comme
                    plante d'ornement, en pot ou grimpant sur les
                    murs.
    
                    Médecine populaire:
                    - Usage interne: le lierre a été utilisé pour ses
                    propriétés antispasmodiques, respiratoires,
                    dépuratives, cholagogues et excitantes. Il était de
                    plus connu pour faciliter la menstruation. Il était
                    ainsi supposé traiter, par voie orale, la coqueluche,
                    la bronchite chronique, les trachéites, les
                    laryngites, les rhumatismes, la lithiase biliaire, les
                    règles insuffisantes, les leucorrhées et
                    l'hypertension (Fritzsch, 1983).
                    La technique de préparation variait selon les régions
                    et les indications. Exemple: douze baies absorbées per

                    os entrainaient une forte purgation, les baies
                    réduites en poudre et mélangées à divers excipients
                    avaient une activité fébrifuge (Fritzsch, 1983).
                    - Usage externe: les feuilles de lierre étaient
                    également utilisées en application cutanée pour guérir
                    les névralgies, les rhumatismes, les névrites, les
                    séquelles de phlébite, les plaies, les brûlures, les
                    cors, les durillons et les polypes du nez. (Fritzsch,
                    1983)
                    Les feuilles peuvent être utilisées sous plusieurs
                    formes: en applications, confites dans du vinaigre, en
                    décoction (200 g dans un litre d'eau), sous forme de
                    teinture pure, de cataplasme (1/4 de feuilles fraîches
                    incorporées à 3/4 de farine de lin) ou de pommade à
                    10% (Fritzsch, 1983).
                    On utilise aussi la gomme résine du lierre (qui
                    s'écoule des vieux troncs) dans le traitement de la
                    teigne, comme antalgique pour les douleurs dentaires,
                    pour arrêter le développement d'une carie et comme
                    plombage dentaire (Fritzsch, 1983).
    
                    Utilisation actuelle: Le lierre est utilisé dans
                    certains cosmétiques (ex. crèmes amincissantes), dans
                    des lotions pour les cheveux, dans certains
                    shampoings, dans certains médicaments tels que des
                    expectorants et dans certains thés (Hausen et al,
                    1987, Reynolds, 1996).

        4.2  Facteurs de risque de l'intoxication

             L'ingestion de baies, confondues avec des fruits
             comestibles, est souvent le fait de jeunes enfants.
             Des lésions irritatives ou eczémateuses surviennent le plus
             souvent lors de l'élagage du lierre, effectué lorsque celui-
             ci devient trop exhubérant. Des manifestations allergiques
             peuvent survenir chez des personnes antérieurement
             sensibilisées au lierre lors de l'utilisation de certains
             thés, lotions cosmétiques ou médicaments.

        4.3  Zones géographiques à risque

             Hedera helix: Europe et Amérique du Nord (sauf extrême
             Nord), Asie mineure, Argentine et Australie, Japon, Corée,
             Chine.
             Hedera canariensis: Canaries, Madère, Açores, Afrique du
             Nord, Portugal, Espagne (Galice).
             Hedera colchica: Turquie, Caucase.

    5.  VOIES D'EXPOSITION

        5.1  Voie orale

             Ce mode d'intoxication est surtout le fait de jeunes
             enfants qui confondent ces baies avec des fruits comestibles.

        5.2  Inhalation

             Des solutions médicinales pour inhalation à base de
             lierre ont été mentionées (Hausen et al, 1987).

        5.3  Contact cutané

             C'est une voie d'intoxication fréquente, le plus souvent
             lors de l'élagage du lierre, effectué lorsque celui-ci
             devient trop exhubérant. Les lésions surviennent alors
             environ 12 à 24 heures après le contact cutané (Boyle et al,
             1985).
             Des effets cutanés ont été signalés après application de
             crèmes cosmétiques.
             Des lésions d'allergie cutanée ont été décrites chez le
             cobaye après application d'extraits de Hedera helix sur la
             peau (Hausen et al, 1987).

        5.4  Contact oculaire

             Possible mais non rapporté dans la litterature.

        5.5  Voie parentérale

             Pas de données

        5.6  Autres

             Pas de données

    6.  TOXICOCINETIQUE

        6.1  Absorption

             Pas de données

        6.2  Distribution

             Pas de données

        6.3  Demi-vie biologique

             Pas de données

        6.4  Métabolisme

             Pas de données

        6.5  Elimination

             Pas de données

    7.  TOXICOLOGIE

        7.1  Mode d'action

             Le lierre possède une action irritante importante;
             cependant aucune étude microscopique ou chimique n'a pu
             mettre en évidence d'histamine ou de cristaux d'oxalate de
             calcium dans la sève ou dans les cellules (Hausen et al,
             1987).
             La fraction allergénique du lierre consiste en un mélange de
             5 composants dont le falcarinol et le didéhydrofalcarinol
             sont les plus sensibilisants.
             Ces deux composés linéaires polyacétyléniques sont présents
             tout au long de l'année dans la plante.
             Le rapport didéhydrofalcarinol/falcarinol dans la fraction
             allergisante varie de 10/1 à 2/1 selon la saison, ce qui
             laisse à penser que le falcarinol est le composant le plus
             actif en matière d'allergie (Hausen et al, 1987).

        7.2  Toxicité

             7.2.1  Données chez l'homme

                    7.2.1.1  Adulte

                             Le lierre possède une action
                             irritante cutanée. Certains sujets peuvent
                             acquérir une hypersensibilité aux différents
                             constituants de la plante. Des patch-tests à
                             base d'un mélange de falcarinol et de
                             didéhydrofalcarinol ont été appliqués à
                             quatre sujets victimes de lésions induites
                             par du lierre. Tous les tests étaient positifs,
                             le plus souvent dans les 72 heures.
                             Les auteurs estiment à l'issue de cette
                             expérience que le falcarinol serait la
                             substance principalement sensibilisante,
                             alors que le second composé n'entrainerait
                             qu'inconstamment une allergie (Hausen et al,
                             1987).

                    7.2.1.2  Enfant

                             Massmanian et al (1988) rapportent
                             les cas de deux garçons de 4 et 5 ans qui ont
                             présenté une dermatite irritative deux jours
                             après avoir grimpé sur un mur couvert de
                             lierre (Hedera canariensis). Les lésions
                             cutanées étaient constituées d'éléments
                             vésiculeux et érosifs reposant sur une base
                             érythémateuse chez l'un, et de lésions
                             érythémato-papuleuses et pigmentaires chez
                             l'autre. Aucun antécédent d'atopie familiale
                             ou individuelle n'était retrouvé.
                             Les auteurs estiment que la longue exposition
                             au soleil et la transpiration peuvent avoir
                             facilité l'action irritative du falcarinol et
                             du dédihydrofalcarinol. Les patch-tests
                             realisés avec des feuilles fraiches
                             provoquèrent une légère réaction
                             érythémateuse chez les deux patients.
                             Turton (1925) rapporte le cas d'un enfant de
                             3 ans et demi qui a présenté pendant plus de
                             trois heures des troubles neurologiques
                             (délire, hallucinations, stupeur,
                             convulsions) après l'ingestion d'une quantité
                             inconnue mais supposée importante de feuilles
                             de lierre.

             7.2.2  Données chez l'animal

                    Des cas d'intoxication chez des chats, des
                    moutons, des daims et des chiens ont revélé la
                    possibilité de vomissements, de diarrhée, d'agitation,
                    d'ataxie, voire de paralysies, de convulsions et de
                    mort. Les auteurs signalent également que l'haleine de
                    ces animaux avait une odeur de lierre et que leur lait
                    était coloré (Cooper & Johnson, 1991).
                    Les propriétés sensibilisantes du lierre ont été mises
                    en évidence chez des cobayes apres application cutanée
                    d'extraits de feuilles de Hedera helix L. La
                    réaction cutanée était lue 24, 48 et 72 heures après.
                    Quelque soit le test de sensibilisation utilisé (Open
                    epicutaneous test, Magnusson-Kligman test, Freund's
                    complete adjuvant test), la réponse était positive
                    (Hausen et al, 1987).

             7.2.3  Données in vitro

                    El-Merzabani et al (1979) ont montré
                    l'existence d'une action cytotoxique de Hedera helix
                    sur des cellules de Ehrlich Ascites Carcinoma.

        7.3  Carcinogénicité

             Pas de données

        7.4  Tératogénicité

             Pas de données

        7.5  Mutagénicité

             Pas de données

        7.6  Interactions

             Pas de données

    8.  ANALYSES TOXICOLOGIQUES ET EXAMENS BIOCHIMIQUES

        8.1  Echantillonnage

             8.1.1  Prélèvement de spécimens et d'échantillons

                    8.1.1.1  Analyses toxicologiques

                             Les feuilles et les baies peuvent
                             être prélevées.

                    8.1.1.2  Analyses biomedicales

                    8.1.1.3  Analyse des gaz du sang artériel

                    8.1.1.4  Analyses hématologiques

                    8.1.1.5  Autres analyses (non spécifiées)

             8.1.2  Stockage des spécimens et échantillons de laboratoire

                    8.1.2.1  Analyses toxicologiques

                             Les feuilles doivent être séchées,
                             et les baies conservées dans un liquide
                             conservateur tel que le formol.

                    8.1.2.2  Analyses biomedicales

                    8.1.2.3  Analyse des gaz du sang artériel

                    8.1.2.4  Analyses hématologiques

                    8.1.2.5  Autres analyses (non spécifiées)

             8.1.3  Transport des spécimens et échantillons de laboratoire

                    8.1.3.1  Analyses toxicologiques

                    8.1.3.2  Analyses biomédicales

                    8.1.3.3  Analyse des gaz du sang artériel

                    8.1.3.4  Analyses hématologiques

                    8.1.3.5  Autres analyses (non spécifiées)

        8.2  Analyses toxicologiques et interprétation

             8.2.1  Tests sur le(s) élément(s) toxiques des échantillons

                    8.2.1.1  Test(s) qualitatif(s) simple(s)

                    8.2.1.2  Test(s) qualitatif(s) de confirmation

                    8.2.1.3  Méthode(s) quantitative(s) simple(s)

                    8.2.1.4  Méthode(s) quantitative(s) de confirmation

             8.2.2  Test(s) sur les spécimens biologiques

                    8.2.2.1  Test(s) qualitatif(s) simple(s)

                    8.2.2.2  Test(s) qualitatif(s) de confirmation

                    8.2.2.3  Méthode(s) quantitative(s) simple(s)

                    8.2.2.4  Méthode(s) quantitative(s) de confirmation

                    8.2.2.5  Autre(s) méthode(s) spécifique(s)

             8.2.3  Interprétation des analyses toxicologiques

        8.3  Examens biomédicaux et interprétation

             8.3.1  Analyse biochimique

                    8.3.1.1  Sang, plasma ou sérum

                    8.3.1.2  Urine

                    8.3.1.3  Autres liquides

             8.3.2  Analyse des gaz du sang artériel

             8.3.3  Analyses hématologiques

             8.3.4  Interprétation des examens biochimiques

        8.4  Autres examens biochimiques (diagnostiques) et interprétation

        8.5  Interprétation globale de l'ensemble des analyses et examens
             toxicologiques

             Des tests épicutanés (patch-tests) aux feuilles de
             lierre peuvent être utilisés en vue de dépister une allergie
             (Hausen et al, 1987).
             Des tests épicutanés négatifs n'écartent pas forcément la
             responsabilité du lierre dans des manifestations
             allergiques.

        8.6  Références

    9.  SIGNES CLINIQUES

        9.1 Intoxication aiguë

             9.1.1  Ingestion

                    C'est le cas le plus souvent de jeunes enfants.
                    Les signes irritatifs sont représentés par une
                    sensation de brûlure dans la bouche, une
                    hypersalivation, des nausées, des vomissements, des
                    douleurs abdominales et une diarrhée (Jouglard et al,
                    1977; Cooper & Johnson, 1991).
                    Voir un cas exceptionnel au paragraphe 11.1 (Turton,
                    1925).

             9.1.2  Inhalation:

                    Pas de données

             9.1.3  Contact cutané

                    Une dermatite de contact avec réaction
                    oedémateuse peut apparaitre.
                    Des lésions eczématiformes peuvent survenir au niveau
                    des zones en contact avec la plante, avec une rougeur,
                    des lésions élémentaires à type de macules, de
                    papules, de vésicules, voire de bulles prurigineuses
                    (Hausen et al, 1987; Massmanian et al, 1987).

             9.1.4  Contact oculaire

                    Pas de données

             9.1.5  Voie parentérale

                    Pas de données

             9.1.6  Autre

                    Pas de données

        9.2  Intoxication chronique

             9.2.1  Ingestion

                    Pas de données

             9.2.2  Inhalation

                    Pas de données

             9.2.3  Contact cutané

                    Les contacts cutanés répétés peuvent donner
                    lieu à une sensibilisation (ex. jardiniers,
                    botanistes).

             9.2.4  Contact oculaire

                    Pas de données

             9.2.5  Voie parentérale

                    Pas de données

             9.2.6  Autre

                    Pas de données

        9.3  Evolution, pronostic, cause du décès

             L'évolution des lésions cutanées est le plus souvent
             bénigne, avec guérison en quelques jours à plusieurs semaines
             selon la gravité de l'atteinte (Boyle et al, 1985).

        9.4  Description analytique des signes cliniques

             9.4.1  Cardiovasculaires

                    Pas de données

             9.4.2  Respiratoires

                    La possibilité d'une dyspnée et d'une
                    dépression respiratoire mortelle a été signalée
                    (Fritzsch, 1983).

             9.4.3  Neurologiques

                    9.4.3.1  Central Nervous System (CNS)

                             Des cas de syndrome confuso-
                             onirique, d'agitation, de délire, de
                             convulsions, de coma ont été rapportés après
                             l'ingestion de lierre, sans precision (Fritzsch,
                             1983; Cooper & Johnson, 1991).

                    9.4.3.2  Système nerveux péripherique

                             Pas de données

                    9.4.3.3  Système nerveux autonome

                             Pas de données

                    9.4.3.4  Muscles lisses et muscles squelettiques

                             Pas de données

             9.4.4  Gastrointestinaux

                    Très rapidement après l'ingestion de lierre
                    surviennent une sensation de brûlure, une
                    hypersalivation, des nausées, des vomissements, des
                    douleurs abdominales et une diarrhée.

             9.4.5  Hépatiques

                    Pas de données

             9.4.6  Urinaires

                    Pas de données

             9.4.7  Système endocrinien et de la reproduction

                    Pas de données

             9.4.8  Dermatologiques

                    Une dermatite de contact avec réaction
                    oedémateuse peut apparaitre.
                    Des lésions eczématiformes peuvent survenir au niveau
                    des zones en contact avec la plante, avec l'apparition
                    d'une rougeur, de lésions élémentaires à type de
                    macules, de papules, de vésicules, voire de bulles
                    prurigineuses.
                    Des séquelles à type de pigmentation résiduelle
                    peuvent faire suite à l'intoxication.

             9.4.9  Yeux et sphère ORL

                    Très rapidement après l'ingestion de lierre
                    surviennent une sensation de brûlure et une
                    hypersalivation.

             9.4.10 Hématologiques

                    La possibilité de survenue d'une hémolyse a
                    été évoquée, sans précision (Fritzsch, 1983).

             9.4.11 Immunologiques

                    Des réactions de sensibilisation ont été décrites
                    (Leigheb et al, 1982; Hausen et al, 1987).

             9.4.12 Métaboliques

                    9.4.12.1 Troubles de l'équilibre acido basique

                             Pas de données

                    9.4.12.2 Troubles de l'équilibre hydro-électrolytique

                             Pas de données

                    9.4.12.3 Autres

                             Pas de données

             9.4.13 Réactions allergiques

                    Des lésions eczématiformes peuvent apparaitre
                    au niveau des zones en contact avec la plante, avec
                    une rougeur, des lésions élémentaires à type de
                    macules, de papules, de vésicules, voire de bulles
                    prurigineuses.
                    L'authenticité de la sensibilisation peut être
                    confirmée par des patch-tests de feuilles de lierre
                    (Leigheb et al, 1982).

             9.4.14 Autres signes cliniques

                    Pas de données

             9.4.15 Risques particuliers

                    Pas de données

        9.5  Autres

             Pas de données

    10. TRAITEMENT

        10.1 Principes généraux

             En cas de contact cutané, lors d'une dermatite
             irritative une décontamination cutanée avec de l'eau doit
             être entreprise. Une corticothérapie locale, associée ou non
             à des anti-histaminiques, peut être discutée.
             Si ces lésions se compliquent d'eczéma, celui-ci devra être
             traité en tant que tel.Chez les personnes présentant une
             hypersensibilité au lierre, conseiller l'éviction de tout
             cosmétique ou de tout médicament contenant du lierre ou des
             extraits de lierre (Hausen et al, 1987).
             En cas d'ingestion, si la quantité de baies ou de feuilles
             est importante (plus de 3 baies chez le jeune enfant, plus de
             10 baies chez l'adulte (Fritzsch, 1983)), faire boire et
             provoquer des vomissements, avant l'apparition du syndrome
             digestif.
             En cas de vomissements liés à l'intoxication, respecter ceux-
             ci en faisant boire entre les vomissements jusqu'à
             l'évacuation gastrique totale des baies. S'ils deviennent
             improductifs et incoercibles, des antivomitifs pourront être
             employés.
             Une surveillance peut être utile pour dépister l'apparition
             de troubles hydro-électrolytiques liés au syndrome
             digestif.

        10.2 Maintien des fonctions vitales et traitement symptomatique

             Une surveillance hémodynamique peut être utile pour
             dépister l'apparition de troubles hydro-électrolytiques en
             relation avec le syndrome digestif.
             Lors d'un contact cutané entrainant des lésions
             dermatologiques, une corticothérapie locale, associée ou non
             a des anti-histaminiques, peut être discutée.

        10.3 Décontamination

             En cas d'ingestion, si la quantité de baies est
             importante (ex. plus de 3 baies chez le jeune enfant), faire
             boire, et des vomissements pourront être provoqués avant
             l'apparition du syndrome digestif avec du sirop d'ipéca.
             En cas de vomissements liés à l'intoxication, respecter
             ceux-ci en faisant boire entre chaque vomissement jusqu'à
             l'évacuation gastrique des baies. S'ils deviennent
             improductifs et incoercibles, des antivomitifs pourront être
             employés.
             En cas de contact cutané, lavage à l'eau des zones exposées.

        10.4 Epuration

             Pas de données

        10.5 Traitement antidotique

             10.5.1 Adulte

                    Pas de données

             10.5.2 Enfant

                    Pas de données

        10.6 Discussion des modalités thérapeutiques

             En cas de réaction allergique au lierre, des examens
             immunologiques complémentaires peuvent être demandés, bien que
             cela ne semble pas avoir été décrit dans la litterature.

    11. ILLUSTRATION PAR DES CAS CLINIQUES

        11.1 Cas de la littérature

             - Leigheb et al (1982) rapportent le cas d'un homme de
             52 ans présentant une dermatite eczématiforme suintante du
             visage après avoir élagué du lierre dans son jardin. Les
             tests cutanés, réalisés avec des feuilles, des racines et de
             l'écorce de lierre, étaient positifs.
    
             - Massmanian et al (1988) rapportent les cas de deux garcons
             de 4 et 5 ans qui ont présenté une dermatite irritative deux
             jours après avoir grimpé sur un mur couvert de lierre
             (Hedera helix spp canariensis). Les lésions cutanées
             étaient constituées d'éléments vésiculeux et érosifs reposant
             sur une base érythémateuse chez l'un, et de lésions
             érythémato-papuleuses et pigmentaires chez l'autre. Aucun
             antécédent d'atopie familiale ou individuelle n'était
             noté.
             Les auteurs estiment que la longue exposition au soleil, et
             la transpiration, peuvent avoir facilité l'action irritative
             du falcarinol et du dédihydrofalcarinol. Les patch-tests
             réalisés avec des feuilles fraiches provoquèrent une légère
             réaction érythémateuse chez les deux patients.
    
             - Mitchell et al (1981) ont décrit le cas d'une femme de 33
             ans qui a présenté une dermatite des mains, des poignets, des
             avant-bras et du visage après avoir élagué du lierre pendant
             l'été dans son jardin. L'hiver suivant, la même
             symptomatologie apparut lors de la manipulation de Schefflera
             actinophylla (synonyme: Brassaria actinophylla). Les patch-
             tests réalisés avec Hedera helix et Schefflera actinophylla
             sont positifs.
    

             - Turton (1925) rapporte le cas d'un enfant de 3,5 ans qui
             présente un état de délire avec convulsions cloniques, et un
             érythème scarlatiniforme après ingestion de lierre (espèce
             non identifiée). Il présente aussi de la fièvre avec
             tachycardie et une mydriase. Le lavage gastrique a retiré
             "une grande quantité" de feuilles de lierre. Guérison.

    12. INFORMATION COMPLEMENTAIRE

        12.1 Mesures préventives spécifiques

             Les personnes présentant une hypersensibilité au lierre
             doivent prendre garde aux cosmétiques, lotions et médicaments
             contenant du lierre ou des extraits de lierre.

        12.2 Autres

             Pas de données

    13. REFERENCES

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    14. AUTEURS, LECTEURS, DATES, ADRESSES

        Auteur: R Bédry, J Jouglard
        Centre Anti-Poisons de Marseille, Hopital Salvator,
        249 Boulevard de sainte Marguerite, 13009 Marseille, France.
    
        21 octobre 1991
    
        Groupe de révision: Strasbourg, 23 Février 1994
        (Drs L. de Haro, D Frodin, J. Jouglard, H. Persson)
    
        Edition finale: MO Rambourg Schepens
        Centre Anti-Poisons de Champagne Ardenne
        Centre Hospitalier Universitaire
        51092 Reims Cedex. France
    
        Octobre 1997